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Nos installations et ouvrages

La SEMERAP intervient sur plus de 350 installations et ouvrages, couvrant ainsi l'ensemble du cycle de l'eau, du captage au retraitement des eaux usées, avant rejet dans la nature.

Nous vous proposons de découvrir ci-dessous quelques unes de ces installations et ouvrages.

Stations de captage et de pompage des eaux

Le captage de l'eau consiste à prélever de l'eau dans la nature à partir d'un point de captage qui peut être

- une source qui sort naturellement de la terre (exemple source de Volvic)

- une nappe d'eau souterraine

- un cours d'eau ou d'un barrage

Ces points de captage sont des zones à périmètre protégé et sont équipés de stations de pompage afin de récupérer l'eau et de l'envoyer après traitement dans un réservoir de stockage avant accès dans le réseau de distribution.

Schéma TOPKAPI de la station de captage Coussidière à Manzat (63) Schéma TOPKAPI de la station de captage Coussidière à Manzat (63)
Schéma TOPKAPI du captage d'Argnat (63) Schéma TOPKAPI du captage d'Argnat (63)

Réservoirs d'eau potable

Après traitement destiné à la rendre potable, l'eau est stockée dans un réservoir ou château d'eau avant d'être acheminée vers la population via le réseau de distribution.

Parmi les nombreux ouvrages de stockage gérés par la SEMERAP, nous vous proposons de découvrir ci-dessous le réservoir de Ladoux, et le château d'eau de Gerzat situés sur le secteur du Syndicat Intercommunal de Basse-Limagne ainsi que le réservoir de Saint-Ours Les Roches situé sur le secteur du Syndicat Intercommunal de Sioule et Morge.

RÉSERVOIR DE LADOUX (63)

Le syndicat de Basse-Limagne a achevé en 2013 l’étape 2 de son programme pluriannuel de grands travaux pour la sécurisation de ses points hauts (communes de Blanzat, Cébazat, Gerzat, Nohanent, Sayat). Cette étape consistait en la réhabilitation du réservoir de Ladoux. Cette installation, entièrement renouvelée (équipements hydrauliques, poste de relèvement et équipements divers) et gérée par la SEMERAP a été inaugurée en juin 2013.

Inauguration du réservoir de Ladoux après travaux en juin 2013 Inauguration du réservoir de Ladoux après travaux en juin 2013

Réservoir de SAINT-OURS-LES-ROCHES (63)

En 2008, le syndicat Sioule et Morge a débuté les travaux de rénovation sur le site de Saint-Ours-les-Roches, avec, dans un premier temps, la rénovation des canalisations intérieures (entièrement en inox), puis la rénovation du gros œuvre et la mise en place de la charpente et d’une couverture en zinc. Ces travaux se sont achevés par la réalisation de la voirie et l’aménagement paysager.

L’usine de traitement de l’eau a été mise en service au cours de l’année 2010. L’usine fonctionne 20 heures par jour et traite un débit de 360 m3/h. L’alimentation se fait en priorité par le captage gravitaire de Louchadière, complété par le captage de Peschadoires.

Le 21 septembre 2013, Jean MICHEL, Président du Syndicat Intercommunal de Sioule et Morge et Gérard LAPLANCHE, Président du SIVOM de Sioule et Bouble, ont inauguré le site des réservoirs de Saint-Ours-les-Roches et l’usine de traitement de l’eau, en présence de très nombreuses personnalités. L’ensemble des invités a pu visiter la totalité des équipements et apprécier la qualité des ouvrages parfaitement intégrés dans le site.

Les présidents des syndicats se sont félicités de la coopération mise en œuvre depuis 1956 qui permet de distribuer à plus de 100 communes de l’Allier et du Puy-de-Dôme une eau de qualité.

Vue aérienne du réservoir d'eau potable de Saint-Ours-Les-Roches Vue aérienne du réservoir d'eau potable de Saint-Ours-Les-Roches

Stations de Traitement des Eaux Usées (STEU)

Le réseau public de collecte transporte toutes les eaux usées (rejets domestiques et industriels, eaux pluviales) vers une station de traitement des eaux usées (STEU). La France compte aujourd’hui environ 12 000 stations de traitement des eaux usées.

L’assainissement collectif

La station d’épuration nettoie les eaux usées avant de les réintroduire dans le milieu naturel. Son principe de fonctionnement génère des boues résiduaires qui sont utilisées comme fertilisant en agriculture.

Une fois traitées par la station d’épuration, les eaux répondent strictement aux normes de qualité établies par l’Union européenne.

La capacité d’une station d’épuration se mesure en équivalent-habitant.

La SEMERAP exploite une centaine de stations de traitement des eaux usées de tailles différentes (de 30 000 éq./habitants à 200 éq./habitants) sur l’ensemble de son secteur d’activité (Puy-de Dôme et Allier).

Les principales sont :

  • La station des Madeleines à Pont-du- Château, propriété du SIAREC, d’une capacité de 30 000 équivalent habitants.
  • La station de Lezoux d’une capacité de 15 000 équivalent habitants.
  • La station d’Aigueperse d’une capacité de 7 200 équivalent habitants.
  • La station de Saint-Pardoux d’une capacité de 250 équivalent habitants.

Les différentes phases de traitement des eaux usées

  • Dégrillage : dès leur arrivée à la station, les eaux usées traversent des grilles qui retiennent les particules les plus grossières.
  • Dessablages/déshuilage : déversée dans un bassin, les eaux usées sont ralenties. Les sables se déposent alors au fond et les matières grasses remontent à la surface et sont éliminées.
  • Traitements biologiques : ces traitements complémentaires sont indispensables pour extraire des eaux usées les polluants dissous, essentiellement les matières organiques. Ils utilisent l’action de microorganismes capables d’absorber ces matières. En présence d’oxygène, les bactéries assimilentla pollution dissoute. Elles se multiplient, et, en se concentrant, s’agglomèrent pour former une boue séparable par simple décantation.La séparation des boues et de l’eau épurée se fait par clarification. L’eau ainsi épurée peut rejoindre le milieu naturel.
  • Contrôle de l’eau réintroduite dans le milieu naturel : la qualité et la quantité des eaux réintroduites en milieu naturel sont contrôlées en permanence et doivent répondre à des normes très sévères fixées par la Communauté européenne.
  • Traitement des boues : les boues issues du traitement sont épaissies et déshydratées pour être ensuite valorisées en agriculture suivant un plan d’épandage agréé par la police de l’eau et la préfecture (choix des parcelles d’épandage, qualité et quantités des boues épandues analysées et normées).

Focus sur la Station d’Épuration des Eaux Usées d’Aigueperse (63)

Propriété du Syndicat Intercommunal du Haut-Buron, cette station a été entièrement rénovée et mise aux normes, de janvier 2007 à juillet 2008.

Cet ouvrage a été financé avec le concours de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, de la société Alteau (concessionnaire), et du Conseil Général du Puy-de-Dôme.

La SEMERAP en assure la gestion, l’exploitation et l’entretien courant.

Cette station traite un volume de 510 000 m3 d’eaux usées par an. Le système épuratoire est de type « boues activées » (bactéries qui se trouvent en suspension dans l’eau).

La STEU d'Aigueperse possède 2 bassins d’aération des eaux usées. Elle a une capacité de traitement de 7200 équivalents habitants et reçoit les eaux usées des communes d’Aigueperse, Chaptuzat et Montpensier.

C’est la première STEU en Auvergne équipée d’un système de séchage des boues qui utilise à la fois la chaleur du soleil et celle dégagée par l’eau épurée grâce à une pompe à chaleur qui récupère les calories dans l’effluent en sortie de station.

Ce procédé de séchage unique en Auvergne, permet une déshydratation maximale des boues rejetées (80 à 90 % de siccité).

Traitées dans une serre en polycarbonate qui a pour avantage de ne répandre aucune odeur dans le voisinage (pas de fermentation) les boues déshydratées sont transformées en granulés utilisés pour la fertilisation des parcelles agricoles.

Elle produit de 70 à 90 tonnes de granulés par an épandus en agriculture après contrôle de la police de l’eau et agrément préfectoral.

Vue générale de la STEU d'Aigueperse (63) Vue générale de la STEU d'Aigueperse (63)
Schéma TOPKAPI de la STEU d'Aiguperse Schéma TOPKAPI de la STEU d'Aiguperse